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La culture de thé au Xinjiang

2013-04-03  source::CRI  auteur:

En Chine, l'histoire du thé remonte très loin dans le temps. Le thé est aussi très populaire dans la Région autonome du Xinjiang. Il est consommé sous formes très diverses. On a le thé en brique, le thé au lait, le thé aux fleurs et le thé curatif.
Donc, au Xinjiang, le thé est profondément lié à la vie de tous les jours. Chose curieuse, le Xinjiang n'est pas région productrice de thé. Le thé a été introduit au Xinjiang grâce au commerce, par la Route de la Soie. Le Xinjiang est un passage incontournable de la Route de la Soie. Comme le commerce du thé était très prospère sur la Route de la Soie, le thé a été, peu à peu, accepté par les locaux, les habitants du Xinjiang.

Le thé est ancré dans la vie locale, à tel point qu'il est dit dans la région qu'on n'est pas obligé de manger tous les jours, mais que l'on doit prendre du thé tous les jours. Voilà l'importance que le thé représente dans la région du Xinjiang. Si le thé est accepté par les locaux, c'est parce qu'il a un rapport avec la nourriture locale.

La plupart des ethnies minoritaires qui vivent au Xinjiang sont des éleveurs agriculteurs. Les chairs de bœuf et de moutons ainsi que les produits laitiers sont très consommés. Alors, boire du thé aide à digérer et à dégraisser. Ce n'est pas tout, le thé contient un certain nombre de vitamines, bonnes pour la santé. On écoute s'exprimer au micro de RCI, Li Yuan李媛, secrétaire générale de l'Association de la culture du thé de la Région autonome ouïghoure du Xinjiang : « Chez nous, au Xinjiang, on a deux façons de prendre du thé, celle de la noblesse, et celle du petit peuple. Les deux méthodes sont très recherchées. Dans la culture ouïghoure, la cérémonie du thé est aussi recherchée que le chado au Japon. »


Li Yuan est allée rendre visite à des familles de l'ancienne noblesse pour discuter des cérémonies du thé. On lui a raconté que le petit sac pour mettre du thé doit être confectionné par une grand-mère très respectée du coin, sur lequel sont brodés des fleurs. Tel genre de fleur doit être accompagné par tel genre de feuilles. Tout est très codé. Une fois que le thé est mis dans le sac, il doit être accroché au plafond de la maison, plus haut que le sommet de la tête.

Lors qu'on a des visites, la règle est particulièrement respectée. Pour montrer son respect, dès que les convives sont installées, l'hôte doit rincer en face d'eux leurs tasses à thé et verser ensuite l'eau qui sert pour rincer dans son verre et boire.

On écoute s'exprimer au micro de RCI Li Yuan, secrétaire générale de l'Association de la culture du thé de la Région autonome ouïghour du Xinjiang : « D'après ce qu'on nous expliqué, la cérémonie du thé s'effectue de manière très sévère, très stricte. Lors qu'un invité ne veut plus de thé, il doit couvrir sa tasse à thé d'un couvercle ou de sa main. »

Dès qu'on est invité chez une famille ouighour, on fait l'objet d'un accueil très chaleureux. L'hôte vous offre sûrement une tasse de thé très chaud pour saluer votre arrivée. Des touristes qui sont en provenance de l'intérieur du pays, sont souvent invités chez des familles ouighours. Après avoir pris un repas copieux, fait de viande de mouton grillé et de yaourt, une tasse de thé offert par l'hôte est nécessaire pour bien digérer.

Au Xinjiang, la brique de thé Fuzhuan est très consommée. C'est ainsi qu'est née une culture de thé spécifique à la région, où vivent des Ouighours, des Kazakhs et des Mongols.

Dans le sud du Xinjiang, à Kashi et à Hetian, circule une sorte de thé qu'on surnomme « thé ouighour », il est composé de plusieurs plantes médicinales séchés : du thé de Fuzhuan, de Lilas, de Cumin et de Foeniculum vulgare. Continuons à entendre Li Yuan :  « A Hetian, la quasi-totalité des familles est dotée d'un théier. De temps à autre, on prend une prise de thé ouighour. Ce genre de thé est appelé 'Yi Dai Zi', ou en sachet. Il est fait sous forme de boulette ou de poudre, dont la recette est préparée par des anciens de la région d'après un certain pourcentage. Le thé ainsi fait est un peu piquant, mais, il peut prévenir contre le rhume. »

La région de Hetian est très marquée par la longévité de ses habitants. On dit que cela est dû au thé curatif qu'on prend dans la région. Durant les premiers jours de l'importation du thé, le thé était considéré comme une sorte de plante médicinale. C'était donc dans la logique des choses de mélanger le thé avec des plantes et des minéraux propres à la région, pour en faire une infusion, avec pour but de remonter, rafraîchir, dessoûler, et faire digérer.

Outre la brique de thé Fuzhuan et le thé médicinal, le thé au lait est une autre sorte de thé très prisé dans la région. Un thé qui fait ressortir à la fois le parfum du thé et du lait frais. En plus sur la surface du thé flotte encore la peau transparente du lait. C'est très agréable à boire et à savourer.

Au Xinjiang, dans le bassin de la rivière de Tarim et de celui de la rivière de Paon, pousse une sorte de plante curative, du nom de Loubuma. Elle a été découverte en 1952 par l'économiste agronome chinois Dong Zhengjun董正钧, sur la plaine de Luobu. La plante est ainsi nommée Luobuma罗布麻.

Elle est particulièrement efficace pour prévenir et soigner l'hypertension. Cet effet est déjà confirmé par le « Compendium de Materia Madica本草纲目 », grand classique médicinal, rédigé par le grand pharmacologue chinois Li Shizhen李时珍, qui vécut entre 1518-1593 sous le règne des Ming.


Les feuilles et les fleurs de Luobuma sont donc très aimées des locaux. D'après des données historiques, dans la région où on consomme le plus de Luobuma, on dénombre plus de centenaires. Tout de suite le témoignage de Li Yuan : « Tous les thés qu'on consomme sont importés de l'extérieur, sauf le thé Luobama. La nature le couvre de poussières, mais, il n'est pas pollué, du fait qu'il se retire au fond du désert. »

Outre les thés qu'on vient de citer, le thé à la rose ou au cassis est aussi très aimé dans la région. En 2002, a été fondé l'Association de la culture de thé du Xinjiang. On offre des stages en ce qui concerne l'art, la technique et les connaissances relatives au thé.

Mais, le plus important est de remettre en ordre la culture de thé issue des ethnies minoritaires du Xinjiang. On écoute s'exprimer au micro de RCI Cheng Xianming程宪明, vice président permanent de l'Association de la culture de thé du Xinjiang :  « L'Association s'est vue confier la mission d'étudier les fluctuations du marché de thé, d'établir la conception pour l'exploitation des maisons de thé, de promouvoir le développement du secteur de thé et surtout de propager la culture du thé. »

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