China Xinjiang

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  • La persistance dans l'égalité et la solidarité entre les ethnies
    2009-11-24    source:fr.china.org    author:

    Les ethnies sont nombreuses au Xinjiang. Selon le 5e recensement national effectué en 2000, on dénombrait au total 55 ethnies vivant au Xinjiang, dont les Ouïgours, les Han et les Kazakhs. En 2008, la population totale du Xinjiang était de 21,308 millions d'habitants, celle des ethnies non Han s'élevant à 12,945 millions d'habitants, soit 60,8% de la population totale de la Région autonome. En 2007, on comptait 3 ethnies dont la population dépasse le million : les Ouïgours (9,651 millions), les Han (8,239 millions) et les Kazakhs (1,484 million) ; 3 ethnies dont la population se situe entre 100 000 et un million : les Hui (943 000), les Kirghiz (182 000) et les Mongols (177 000) ; 6 ethnies dont la population varie entre 10 000 et 100 000 : les Tadjiks (45 000), les Xibe (42 000), les Mandchous (26 000), les Ouzbeks (16 000), les Russes (12 000) et les Dongxiang. Les autres ethnies ont une population inférieure à 10 000 habitants.

    Le Xinjiang est depuis l'antiquité une région peuplée de nombreuses ethnies. Les populations qui y vivent aujourd'hui y ont successivement migré au fil de l'histoire. Selon les documents historiques, l'armée de la dynastie des Han (206 av. J.-C. – 220 apr. J.-C.) a commencé, en 101 av. J.-C., à défricher des landes à Luntai et Quli avant d'avancer sur tout le territoire du Xinjiang.Depuis l'établissement du commandement des Contrées occidentales par le gouvernement central des Han en 60 av. J.-C., les Han n'ont cessé de se rendre au Xinjiang pour y occuper une fonction, accomplir leur service militaire ou faire du commerce. A la fin de la dynastie des Han, la population han était dispersée dans toute la région du Xinjiang et vivait principalement autour des zones de défrichement. Elle a été l'une des premières ethnies à s'installer au Xinjiang. Après avoir unifié le Xinjiang en 1759, le gouvernement des Qing, en vue de tenir une garnison aux frontières et de mettre en valeur la région au moyen de l'immigration, a envoyé des officiers et des soldats mandchous, mongols (la tribu Chahar), xibe, daur (la tribu Solon), han et hui pour qu'ils s'y installent. Il a également encouragé les Ouïgours vivant dans le Xinjiang du Sud à migrer vers Ili, au nord, et les Han ainsi que les Hui du reste du pays à s'installer au Xinjiang afin de développer la production. Pendant la deuxième moitié du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle, nombreux ont été les Russes, les Ouzbeks et les Tatars qui se sont rendus au Xinjiang et s'y sont installés. A la fondation de la République populaire de Chine en 1949, on dénombrait au Xinjiang 13 ethnies au total, dont la répartition se caractérisait par la prédominance des Ouïgours et la cohabitation des diverses ethnies qui vivaient en groupes compacts ou non. Les Ouïgours prédominaient dans le Xinjiang du Sud ; les Han et les Kazakhs étaient prépondérants dans le Nord ; les Kirghiz, les Xibe, les Tadjiks et les Daur vivaient en groupes compacts ; quant au reste des ethnies, elles cohabitaient ensemble dans la plupart des cas.

    Après la fondation de la Chine nouvelle, les migrations libres de la population se sont multipliées de plus en plus au Xinjiang, et le phénomène de peuplement multi-ethnique est devenu encore plus marquant. Depuis la réforme et l'ouverture sur l'extérieur en particulier, et sous l'impact du rôle d'orientation du marché, les migrations spontanées et volontaires des populations qui ont pour objectifs principaux l'éducation, le travail ou le commerce, n'ont cessé de se multiplier entre les régions urbaines et rurales, le Nord et le Sud du Xinjiang, et enfin entre le Xinjiang et le reste du pays. En 2008, une main-d'œuvre excédentaire d'environ 240 000 personnes a quitté le Xinjiang pour aller travailler dans les régions côtières économiquement développées. Par ailleurs, on voit chaque année bon nombre de travailleurs migrants saisonniers qui se déplacent au sein du Xinjiang ou entre le Xinjiang et le reste du pays. De la troisième décade du mois d'août jusqu'au mois de novembre, c'est généralement la saison de la récolte du coton au Xinjiang. Des travailleurs en provenance d'autres provinces du pays se rendent alors là-bas par centaines de milliers pour se livrer à la cueillette du coton.

    Les migrations fréquentes de la population, causées par le développement économique et social, ont entraîné un changement dans la disposition, la composition et la répartition des ethnies du Xinjiang. En premier lieu, le nombre des ethnies s'est multiplié. En 2000, à l'exception de l'ethnie jino, les 55 autres ethnies chinoises comptaient toutes des membres qui vivaient en permanence au Xinjiang. En deuxième lieu, la population des diverses ethnies a généralement augmenté. De 1978 à 2007, les Ouïgours, les Han, les Kazakhs et les Hui, quatre ethnies dont les populations sont les plus nombreuses du Xinjiang, ont vu leur population augmenter respectivement de 74%, 61%, 81% et 78%. En troisième lieu, la proportion démographique des ethnies n'a cessé de diminuer dans leurs régions traditionnelles. Parmi la population totale des Ouïgours vivant sur le territoire du Xinjiang, la proportion de ceux vivant dans les trois villes de Kashi, Hotan et Aksu, situées au Sud, est passée de 84,6% en 1944 à 71,5% en 2007 ; parmi les Kazakhs vivant au Xinjiang, la proportion de ceux vivant dans le département autonome kazakh d'Ili est passée de 83,4% en 1944 à 76,8% en 2007. En quatrième lieu, la cohabitation multiethnique est devenue encore plus marquante dans les villes où les proportions démographiques des ethnies minoritaires ont augmenté. Par exemple, dans la ville d'Urumqi où vivent 52 ethnies, la proportion de la population issue d'ethnies minoritaires parmi la population totale est passée de 18% en 1978 à 27% en 2007.

    Au cours de sa longue cohabitation, la population multiethnique du Xinjiang a noué une amitié profonde. Depuis les six dernières décennies, elle a développé et consolidé une relation interethnique caractérisée par l'égalité, la solidarité, l'entraide et l'harmonie grâce au respect, à la confiance, à l'assistance et aux progrès communs. C'est un facteur essentiel et une garantie fondamentale du développement et du progrès du Xinjiang.

    Reconnaître l'existence des diverses ethnies chinoises et leur assurer des droits égaux sont les principes essentiels et les mesures politiques fondamentales du gouvernement chinois pour résoudre les problèmes ethniques ; ce sont également la base des diverses politiques ethniques de la Chine. Il est stipulé dans la Constitution de la République populaire de Chine : « Les ethnies de la République populaire de Chine sont égales. L'Etat assure aux diverses ethnies minoritaires des droits et intérêts légitimes tout en défendant et développant des relations d'égalité, de solidarité et d'entraide entre elles. Toute discrimination ou oppression envers une ethnie quelconque est interdite. Est également interdit tout acte visant à nuire à la solidarité interethnique et à provoquer la scission ethnique. » Au Xinjiang, les citoyens de différentes ethnies jouissent largement des divers droits égaux attribués par la Constitution et les lois. Ces droits comprennent la possibilité d'élire et d'être élu, de participer sur un pied d'égalité à la gestion des affaires de l'Etat, le droit à la liberté de croyance religieuse, le droit de recevoir une éducation, d'employer et de développer la langue et écriture propre à leur ethnie, de protéger et de développer la culture traditionnelle de leur ethnie, etc.

    Depuis 60 ans, en vue de garantir réellement une position sociale et des droits politiques égaux aux différentes ethnies du Xinjiang, et afin de réaliser un développement commun et une prospérité partagée entre les ethnies, l'autorité centrale et les gouvernements des divers échelons de la Région autonome ont fait d'énormes efforts. Avant la fondation de la Chine nouvelle, les survivances du servage existaient encore dans les régions du Xinjiang du Sud ; dans une ou deux régions, le servage demeurait même intact. Dans les années 1950, le Xinjiang a entrepris une réforme démocratique et aboli l'ancien régime, si bien que la population des ethnies minoritaires, qui avait été opprimée de génération en génération, a pu bénéficier des droits de l'homme fondamentaux. Les droits des ethnies minoritaires à l'exercice et à la participation aux pouvoirs de l'Etat font l'objet d'une garantie spéciale. Dans toutes les Assemblées populaires nationales, les diverses ethnies minoritaires du Xinjiang ont envoyé un nombre proportionnel de délégués. Les délégués du Xinjiang présents à la XIe Assemblée populaire nationale sont au nombre de 60. Ils sont issus de 11 ethnies, dont 60% sont originaires d'ethnies minoritaires. Pour le moment, parmi les membres du comité permanent de l'Assemblée populaire nationale comme parmi les membres du comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC), on compte des personnalités issues des ethnies minoritaires du Xinjiang. Chaque ethnie minoritaire vivant en groupes compacts est présente à l'assemblée populaire locale, au niveau de la Région autonome. Les représentants siégeant à la IXe assemblée populaire de la Région autonome sont au nombre de 542. Ils sont issus de 13 ethnies, et les représentants originaires d'ethnies minoritaires comptent pour 65,5%, soit 4 points de plus que la proportion de la population des ethnies minoritaires dans la population totale de la région.

    Au Xinjiang, c'est principalement grâce au système de l'autonomie régionale ethnique que les différentes ethnies arrivent à une égalité entre elles sur le plan des statuts politiques. La mise en application, sous la direction unifiée de l'Etat, d'une autonomie régionale ethnique dans les régions peuplées d'ethnies minoritaires, afin de permettre aux populations ethniques d'administrer les affaires internes dans le cadre de leur propre circonscription autonome, est à la fois une politique fondamentale de la Chine pour résoudre ses problèmes ethniques et un système politique important de la Chine. La Région autonome ouïgoure du Xinjiang, fondée en 1955, est une région autonome ethnique dans laquelle prédominent les Ouïgours. Dans les localités du Xinjiang peuplées par les ethnies minoritaires autres que les Ouïgours, ont été fondés 5 départements autonomes réservés respectivement aux Kazakhs, aux Hui, aux Kirghiz et aux Mongols, 6 districts autonomes réservés respectivement aux Kazakhs, aux Hui, aux Mongols, aux Tadjiks et aux Xibe, ainsi que 43 cantons ethniques. Le Xinjiang est la seule région autonome en Chine dotée de gouvernements autonomes à trois échelons (région, département et district). Concernant la composition des représentants siégeant à toutes les assemblées populaires et leur personnel, les organes d'administration autonome des divers échelons persistent dans le principe d'une participation sur un pied d'égalité et la gestion commune des diverses ethnies, afin de permettre qu'elles deviennent ensemble maîtres de leur propre destin. Les organes d'administration autonome des divers échelons, en tenant compte de la situation réelle de leur localité, élaborent et mettent en application des règlements autonomes, des règlements locaux et des résolutions faisant office de loi, et garantissent, selon les lois, les droits autonomes dans les localités d'autonomie ethnique. Fin 2008, on comptait 127 règlements locaux encore en vigueur, élaborés par l'assemblée populaire de la Région autonome et son comité permanent ; 28 résolutions et décisions réglementaires adoptées par ces derniers ; 100 règlements incluant les règlements locaux définis par la ville d'Urumqi et les règlements spéciaux ratifiés par les départements et les districts autonomes.

    L'autorité centrale et l'autorité de la Région autonome considèrent depuis toujours la sélection, la formation et l'emploi des cadres issus des ethnies minoritaires comme la clé permettant de mettre en application la politique de l'autonomie régionale ethnique. Au moyen de diverses méthodes consistant à les envoyer en stage de perfectionnement, à intensifier leur formation, à les aguerrir aux échelons de base, à favoriser l'échange entre régions et à leur confier des fonctions temporaires, un vaste contingent de cadres éminents issus d'ethnies minoritaires a été formé ; le nombre de cadres issus d'ethnies minoritaires a augmenté dans de fortes proportions, et leur qualité s'est améliorée considérablement ; une proportion appropriée de cadres issus de diverses ethnies minoritaires et de divers échelons a été assurée. En 1955, on comptait, sur tout le territoire du Xinjiang, 46 000 cadres issus d'ethnies minoritaires ; on en comptait 67 000 en 1965 ; 93 000 en 1975 ; 202 000 en 1985 ; 272 000 en 1995 ; 340 000 en 2005 ; et 363 000 en 2008, soit 51,25% du nombre total des cadres du Xinjiang. Pour le moment, les fonctions du président de la Région autonome, du préfet des départements autonomes et du chef des districts autonomes ainsi que celles du président des comités permanents des assemblées populaires, du président des tribunaux populaires et du procureur général des parquets populaires aux échelons correspondants sont toutes assumées par des citoyens originaires d'ethnies exerçant l'autonomie régionale ethnique ; les fonctions du chef de la majorité écrasante des préfectures, des départements, des municipalités, des districts et des arrondissements sont assumées par des cadres issus d'ethnies minoritaires.

    Le gouvernement de la Région autonome a pris toutes sortes de mesures politiques spéciales afin de mettre en pratique et de garantir les droits égaux entre ethnies, que ce soit dans la vie sociale ou dans les comportements administratifs. Les Règlements de la Région autonome ouïgoure du Xinjiang sur les langues et les écritures, promulgués en 1993 et révisés en 2002, assurent l'égalité des droits aux différentes langues et écritures ethniques sur le plan judiciaire, préconisent et encouragent les diverses ethnies à apprendre la langue et l'écriture les unes des autres. Dans les Règlements de la Région autonome ouïgoure du Xinjiang sur la mise en application de la Loi de la République populaire de Chine sur la protection des droits et intérêts des consommateurs, il est stipulé : Le conditionnement et le mode d'emploi des marchandises fabriquées et vendues au sein de la Région autonome doivent comprendre des textes écrits dans les langues des ethnies minoritaires et en chinois ; le label « Halal » sur les enseignes et sur le conditionnement des produits alimentaires est soumis à la ratification d'un département des affaires ethniques à l'échelon du district ou supérieur.

    L'Etat persiste dans le principe de l'égalité entre les langues et les écritures des diverses ethnies, et s'oppose aux privilèges linguistiques sous quelque forme que ce soit. Le gouvernement de la Région autonome, en tenant compte des conditions spécifiques du Xinjiang, a promulgué successivement en 1988 et en 1993 la Stipulation provisoire de la Région autonome ouïgoure du Xinjiang sur l'emploi des langues ethniques et les Règlements de la Région autonome ouïgoure du Xinjiang sur les langues et les écritures, afin d'assurer institutionnellement la liberté et le droit des ethnies minoritaires d'employer leurs propres langues et écritures. Actuellement, on compte au Xinjiang 13 ethnies autochtones qui emploient 10 langues et écritures. Les organes de la Région autonome, des départements et des districts autonomes, dans le cadre de leurs fonctions administratives, emploient simultanément la langue et l'écriture de leur ethnie autonome ainsi que le chinois. Les langues et les écritures ethniques sont largement utilisées par les médias (journalisme, édition, radiodiffusion, cinéma et télévision). Le Xinjiang Ribao (Quotidien du Xinjiang) est publié en quatre langues : ouïgour, chinois, kazakh et mongol. La Station de Télévision du Xinjiang diffuse ses émissions dans ces quatre mêmes langues. Les Editions du Peuple du Xinjiang publient divers ouvrages en six langues : ouïgour, chinois, kazakh, mongol, kirghiz et xibe. Parmi les livres et les produits audiovisuels publiés par les maisons d'éditions du Xinjiang, plus de 70% d'entre eux sont en langues minoritaires.

    Le respect des us et coutumes des ethnies minoritaires constitue un facteur essentiel pour la défense des droits égaux entre ethnies. En reconnaissant la liberté des diverses ethnies à conserver ou réformer leurs propres us et coutumes, le gouvernement central et les gouvernements des divers échelons de la Région autonome ont élaboré une série de mesures politiques et de règlements destinés à respecter et à accorder des soins particuliers aux us et coutumes des ethnies minoritaires en matière d'alimentation, d'habillement, de fêtes, de mariage et de funérailles. Le gouvernement de la Région autonome prend chaque année des dispositions spécifiques concernant la production et l'approvisionnement de l'alimentation carnée et des produits alimentaires secondaires nécessaires à la vie quotidienne des ethnies minoritaires, cela afin de garantir la production et l'approvisionnement en alimentation spécifique des diverses ethnies, tout en favorisant les dix ethnies musulmanes. Au Xinjiang, les ethnies qui pratiquent l'islam peuvent bénéficier de jours fériés pendant la fête de la fin du Ramadan (Aïd el-Fitr) et la fête du sacrifice (Aïd el-Kebir) ; il en est de même pour les Russes pendant la fête de Noël et de Pâques.

    La solidarité interethnique est la garantie pour promouvoir une égalité authentique entre les ethnies. L'Etat assure aux ethnies minoritaires des droits et intérêts légitimes, il s'oppose aux malentendus, à la discrimination, à la haine et aux conflits entre ethnies ainsi qu'au chauvinisme des grandes ethnies, principalement celui des Han, et à l'ethnocentrisme local. Le renforcement de la solidarité entre ethnies du Xinjiang est d'une importance capitale, car c'est une garantie importante pour mener à bien toutes les activités dans cette région. Depuis plusieurs années, le gouvernement de la Région autonome préconise énergiquement les éléments suivants : « Que chacun adopte l'idée de la solidarité interethnique ; que chacun insiste sur la solidarité interethnique ; que chacun comprenne les politiques ethniques, et que chacun accomplisse des actes méritoires en faveur de la solidarité interethnique. » La population multiethnique du Xinjiang a avancé l'idée de la « triple interdépendance », à savoir que « les Han ne peuvent être indépendants des ethnies minoritaires ; les ethnies minoritaires ne peuvent être indépendantes des Han ; et les ethnies minoritaires ne peuvent se scinder les unes des autres ». En 1982, parmi toutes les provinces, régions autonomes et municipalités relevant directement de l'autorité centrale de la Chine, le Xinjiang a été le premier à mener des activités visant à honorer les progrès en matière de solidarité interethnique. Jusqu'à ce jour, 5 réunions, au cours desquelles 862 institutions et 1 520 individus ont été cités en exemple par le gouvernement de la Région autonome, ont été organisées en vue d'honorer les progrès en matière de solidarité interethnique. Depuis 1983, le mois de sensibilisation à la solidarité interethnique a lieu chaque année au mois de mai, afin de sensibiliser le public à l'égalité et à la solidarité entre les ethnies, de manière intensive et généralisée. Cela fait 27 ans que ce mois de sensibilisation a lieu chaque année. Dans les diverses écoles du Xinjiang, la solidarité interethnique et les connaissances ethniques sont au programme d'études depuis l'école primaire jusqu'à l'université. A travers une sensibilisation inébranlable à la solidarité interethnique, la conception de l'égalité et de la solidarité entre ethnies ainsi que le concept de la « triple interdépendance » ne cessent de gagner les cœurs ; l'entraide, le respect mutuel et la fraternité entre les ethnies sont devenus une pratique courante.

    Au Xinjiang, les relations interethniques caractérisées par l'égalité, la solidarité, l'entraide et l'harmonie se manifestent dans tous les aspects de la vie sociale. En raison de leurs modes de production particuliers et de leur mode de vie traditionnel, les Ouïgours et les Hui sont doués pour le commerce et la restauration ; les Han pour la plantation des légumes ; et les Kazakhs pour l'élevage des chevaux et des chèvres. Le marché unifié et l'objectif commun de production permettent aux différentes ethnies de coopérer et de se développer ensemble. Un régime social commun, des organisations politiques et économiques communes ainsi que la vie commune dans les quartiers d'habitation permettent aux membres de différentes ethnies de nouer des relations stables d'amitié, de travail et de voisinage, si bien que leur compréhension et leur amitié mutuelles se renforcent considérablement. Selon les sondages menés en 2004 et en 2005 dans une dizaine de districts (ou villes), parmi les citadins ouïgours et han, la proportion de ceux qui avaient au moins deux amis issus d'une autre ethnie que la leur représentait respectivement 65% et 61% ; tandis que la proportion de ceux qui n'en avaient pas n'était que de 30% et 29%. Ces dernières années, les mariages entre membres de différentes ethnies se sont multipliés graduellement. Dans la ville d'Urumqi, d'après les mariages recensés en 1980, 2,1% étaient des mariages interethniques (218 couples) ; en 2003, ce pourcentage est monté jusqu'à 5,9% (811 couples). Dans la ville de Tacheng, d'après les mariages recensés, le pourcentage de mariages interethniques était de 5,5% en 1995, et est monté jusqu'à 39,5% en 2003. Selon une enquête effectuée en 1987 dans une ruelle peuplée par quatre ethnies différentes dans la ville de Yining, parmi 141 personnes qui avaient une compétence linguistique, on en comptait 48 qui parlaient 2 langues, 16 qui parlaient 3 langues, 6 qui parlaient 4 langues, et 1 qui parlait 5 langues. Pendant la fête du Sacrifice et la fête de la fin de Ramadan, fêtes spécifiques aux ethnies musulmanes comme les Ouïgours, les Kazakhs et les Hui, ou encore la fête du Printemps des Han et des Mongols, les voisins et collègues originaires d'autres ethnies les saluent et les bénissent pour partager leur joie.