China Xinjiang

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  • La protection de la culture ethnique
    2009-11-24    source:fr.china.org    author:

     Les populations des différentes ethnies du Xinjiang disposent d'une culture historique traditionnelle avec un contenu riche et varié qui a apporté une contribution particulière au développement culturel chinois. Situé sur un passage stratégique de la « Route de la soie », le Xinjiang possède une culture aux caractéristiques typiquement locales et ethniques. La culture des différentes régions et des différentes ethnies est très riche avec des formes très variées. L'art et la littérature populaires sont également très diversifiés. Depuis un certain nombre d'années, l'Etat a effectué de façon planifiée, pour mettre en valeur le patrimoine culturel des ethnies minoritaires, un travail englobant la collecte, la mise en ordre, la traduction et la publication d'œuvres, tout en protégeant les sites pittoresques, les précieuses reliques et autres objets historiques et culturels importants. Une structure consacrée à la protection a ainsi été créée, caractérisée par la direction du gouvernement, le soutien du milieu académique et la participation sociale.

    La musique et la danse des ethnies minoritaires occupent une place très importante dans la culture ethnique du Xinjiang. Après l'avènement de la Chine nouvelle, la région a sauvé, rassemblé, mis en ordre et protégé une grande quantité d'œuvres musicales et de danses populaires grâce à la création de troupes artistiques à divers niveaux, d'établissements artistiques et d'instituts de recherche artistique. A travers la formation des talents artistiques de génération en génération, la musique et la danse populaires traditionnelles ont été mises en valeur. Dans les années 1990, ont été rédigées et publiées successivement une série de collections telles que les tomes sur le Xinjiang intitulés Recueil des musiques instrumentales populaires ethniques de Chine, Recueil des musiques théâtrales de Chine, Recueil des chansons populaires de Chine, Recueil des danses populaires ethniques de Chine, etc., permettant ainsi de préserver, sous forme sonore, illustrée, écrite, vidéo et photographique, le brillant art musical et l'art de la danse des différentes ethnies du Xinjiang.

    Les Douze Muqam, une musique ouïgoure classique réunissant le chant, la danse et la musique, sont considérés comme la « mère de la musique ». C'est aussi un trésor de la culture musicale de la nation chinoise. Elle a été menacée de disparition avant l'avènement de la Chine nouvelle. Peu de temps après la fondation de la Chine nouvelle, le gouvernement populaire du Xinjiang l'a classée, en août 1951, parmi les œuvres artistiques majeures devant être sauvées, et a organisé une enquête générale, une collecte et une mise en ordre de l'art de Muqam. L'enregistrement du son, la réalisation des partitions et la mise en ordre des paroles ont été terminés en 1955 ; et les partitions des Douze Muqam, publiées en 1960, transformant ainsi la transmission orale en transmission écrite. Dans les années 1980, la Région autonome a créé des troupes artistiques et des instituts de recherche réservés au Muqam du Xinjiang pour rassembler, ordonner, étudier et pratiquer la musique classique, le chant et la danse populaires des Ouïgours, constitués principalement par le Muqam, afin de promouvoir le sauvetage, la protection et la mise en valeur de cette forme artistique. En 2003, le Muqam ouïgour a été classé parmi les premiers projets pilotes de la protection de la culture populaire ethnique de Chine. En 2005, l'art du Muqam ouïgour a obtenu le titre de « chefs-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel humain » de l'UNESCO. Les Soixante-deux Kuï (collection de beaux morceaux de musique) constituent un art d'ensemble accompagné d'une musique instrumentale (instruments à corde) qui réunit le chant folklorique, la danse et la ballade. C'est la culture populaire traditionnelle la plus représentative des Kazakhs. Depuis les années 1990, l'Etat a établi un organisme spécial pour rassembler, ordonner et publier Le Kuï du Cygne blanc.

    Les ressources en littérature populaire ethnique sont très riches au Xinjiang. Depuis des années, grâce au soutien énergique de l'Etat, le gouvernement de la Région autonome a sauvé et protégé, de façon ordonnée et planifiée, nombre d'œuvres littéraires populaires ethniques. Il a rassemblé, ordonné, traduit et publié en grande quantité des récits appartenant au patrimoine littéraire populaire des ethnies ouïgoure, kazakhe, mongole, kirghize, tadjik, xibe et ouzbek, notamment des paroles de chants populaires, des mythologies et légendes, des histoires comiques, des contes populaires, des fables, des proverbes, etc. D'importants succès ont été obtenus dans la collecte, l'organisation, la traduction, la publication et l'étude des épopées des ethnies minoritaires telles que Manas, Janger et Gesar. Un certain nombre de brillants héritages culturels et historiques des ethnies minoritaires ont été efficacement sauvegardés comme le Grand dictionnaire de la langue tujue. Des œuvres littéraires de l'ethnie ouïgoure et un long poème populaire de l'ethnie kazakhe ont été successivement ordonnés et traduits en chinois. Le travail de rédaction du tome sur le Xinjiang intitulé Recueil de la littérature populaire de Chine a été déjà terminé.

    Les livres anciens du Xinjiang, écrits en langues diverses, appartiennent à plusieurs ethnies minoritaires. C'est composante très importante du patrimoine culturel traditionnel de la nation chinoise. Au début des années 1980, ont été établis le groupe dirigeant et le Bureau de la collecte, de la mise en ordre et de la publication des ouvrages anciens des ethnies minoritaires de la Région autonome. Les organismes concernés ont été successivement créés dans 4 départements autonomes, 8 préfectures, une municipalité au niveau préfectoral et une partie des districts de toute la Région autonome. Plus tard, le travail de sauvetage, de collecte, de mise en ordre et de publication des ouvrages anciens des ethnies minoritaires a été entrepris dans l'ensemble de la Région autonome. Fin 2008, le Bureau de la mise en ordre des livres anciens de la Région autonome a recueilli et dressé une liste de 20 518 volumes d'ouvrages anciens des ethnies minoritaires, répertorié et publié plus de 100 livres dont trois manuscrits de Kutadgu Bilig (Bonheur, joie et sagesse), chef-d'œuvre de l'ethnie ouïgoure, les Annales de la médecine, chef-d'œuvre de l'ethnie kazakhe, les Chants divins des chamanes, ouvrage classique de l'ethnie xibe, etc.

    Afin de sauver, collecter, étudier et protéger le patrimoine immatériel du Xinjiang, la Région autonome a créé le Centre de recherche sur la protection du patrimoine immatériel du Xinjiang. Elle a élaboré et promulgué la Méthode de gestion sur les travaux de protection du patrimoine immatériel et la Méthode provisoire sur la déclaration et l'appréciation des œuvres représentatives du patrimoine immatériel. En 2006 et 2008, 63 chefs-d'œuvre appartenant au patrimoine immatériel du Xinjiang comme Manas, épopée de l'ethnie kirghize, Janger, épopée de l'ethnie mongole, les joutes de la poésie Aytis de l'ethnie kazakhe, etc., ont été successivement inscrits sur la liste du patrimoine immatériel au niveau national.

    Les sites et monuments historiques du Xinjiang sont très riches. Jusqu'en 2008, on comptait, dans la région, plus de 4 000 monuments historiques, dont 58 sont placés sous la protection de l'Etat. Ce dernier a accordé une grande importance à la protection et à la restauration des sites et monuments historiques du Xinjiang. Des progrès remarquables ont été obtenus dans la législation de la protection des objets anciens, les études, les enquêtes et les fouilles archéologiques, l'entretien et la protection des objets anciens ainsi que les expositions muséologiques. Selon les principes « donner la priorité à la protection et au sauvetage », la Région autonome a entrepris une sauvegarde et un entretien sans précédent des monuments historiques dont les grottes de Kizil, de Kumtura et de Bezeklik ainsi que les ruines de l'ancienne cité de Gaochang, le tombeau du roi hui à Hami, la résidence du général d'Ili, etc. Un certain nombre de célèbres édifices, témoins du brillant patrimoine historique et culturel des ethnies ouïgoure, mongole, hui et xibe tels que le mausolée Apak Hoja Mazar de Kashi, le mausolée Tughluq-Temür Khan Mazar de Huocheng, la lamaserie de Zhaosu, la résidence du roi mongol de Hejing et le manoir Tohlak de Qiemo ont été restaurés et protégés. En 2009, les travaux de sauvetage et de protection des monuments historiques de la Route de la soie (section du Xinjiang) ont été mis en application dans la Région autonome. Des forces financières et matérielles ont été concentrées pour procéder à une sauvetage régional et général ainsi qu'à la protection des zones abritant vestiges et monuments historiques sur l'ancienne Route de la soie du Xinjiang.

    Depuis ces dernières années, des succès remarquables ont été obtenus par l'Etat dans la protection de célèbres villes historiques et culturelles comme Kashi (Kachgar). Dans l'histoire, Kashi était un important bourg situé sur la Route de la soie. Sa physionomie urbaine et sa culture régionale sont dotées d'une caractéristique ethnique marquée. La ville de Kashi étant située dans une zone sismique, les maisons simples et démodées de l'ancienne ville n'ont qu'une faible capacité à résister aux tremblements de terre et aux incendies. Pour protéger la vie et les biens de la population, améliorer les conditions de logement des habitants et protéger efficacement la physionomie culturelle de l'ancienne ville de Kashi, l'Etat a élaboré, en février 2009, un projet de transformation et d'aménagement général des maisons dangereuses et anciennes de la ville, et projeté d'affecter une somme de 3 milliards de yuans destinée à restaurer cette célèbre ville historique et culturelle. Une attention particulière sera accordée au maintien de la physionomie originale durant la restauration, permettant ainsi aux édifices de conserver leur caractéristique architecturale et culturelle d'origine.

    La culture et l'art des différentes ethnies ont connu un développement basé sur la transmission. Des activités ethniques artistiques et traditionnelles comme les Meshrep des Ouïgours, les joutes de la poésie Aytis des Kazakhs, les chants accompagnés de Komuz des Kirghiz, la foire Nadam des Mongols, la célébration du Déplacement vers l'ouest des Xibe, la fête des Lanternes des Han, etc., se sont largement développées. Un certain nombre de pièces de théâtre qui reflètent les grands changements de l'époque et sont dotées d'une caractéristique ethnique et régionale ont été successivement exécutées sur la scène artistique. Avec l'entrée de l'humanité dans le nouveau siècle, une vingtaine de numéros ont été primés par l'Etat pour leur caractère brillant.

    Pour que les langues des ethnies minoritaires puissent suivre de près les progrès de l'époque, l'Etat a créé le Comité de travail sur les langues et écritures ethniques de la Région autonome ouïgoure du Xinjiang ainsi que des organismes de recherche sur les langues et écritures ethniques à divers échelons afin qu'ils assument la gestion scientifique et normalisée des langues et écritures des ethnies minoritaires. Avec le soutien du gouvernement, ont été créés des logiciels de photocomposition pour les langues suivantes : ouïgoure, kazakhe, kirghize, xibe, mandchoue, arabe, etc. La définition des normes et la création de logiciels ont réglementé la codification des écritures ethniques, la disposition du clavier ainsi que le mode d'entrée.